Présentation du Labo

Science des solutions, art des luttes, mesure de l’impact démocratique

ADL, une revendication méthodologique

Le plaidoyer est trop souvent réduit à une prise de parole ponctuelle.
À l’Atelier des Luttes, nous en faisons un métier d’utilité publique.

Notre Laboratoire de Plaidoyer est une fabrique de preuves et de solutions, où se rencontrent vécus, sciences sociales et créations artistiques. Notre objectif : s’outiller l’alignement des décisions politiques et budgétaires sur les priorités réelles et urgentes portées par des personnes concernées.

Le plaidoyer est un métier

Une méthodologie endogène de mutualisation des savoirs

Le Labo ADL, c’est l’imbrication de trois dimensions complémentaires :

  • Les vécus

    Les récits de terrain sont nos premières données des obstacles et des freins. Ils révèlent les injustices vécues, formulent les urgences et priorités et proposent des solutions objectives du point de vue des communautés.

  • Les sciences

    La rigueur méthodologique transforme ces récits en preuves objectivées. Enquêtes participatives, suivis-évaluations, répertoires de solutions et cadres logiques permettent de documenter et de mesurer l’impact des pratiques locales de plaidoyer.

  • Les arts

    L’expression artistique donne chair à ces solutions. Vidéo, photo, théâtre, musique, podcast, danse : chaque création devient un outil de dialogue, pour toucher et  convaincre autrement.

Le Répertoire des Solutions : une science de la participation

Le Répertoire des Solutions est l’infrastructure scientifique centrale du Laboratoire.

  • Les formations produisent des solutions codées et archivées :

    • Diagnostic issu du vécu des personnes concernées
    • Proposition réaliste et mesurable, validée collectivement
    • Parcours de plaidoyer documenté des étapes et des efforts conjoints vers la solution
  • Cet outil permet de passer du sentiment d’injustice et d’impuissance à la preuve de solutions réalistes. Il nous permet aussi de suivre quand les décisions s’appuient sur une base cumulative, issue des propositions des communautés.

  • Il matérialise la conviction d’ADL : il n’y a pas de petites victoires. Chaque solution locale argumentée est une boussole politique et un fragment de vitalité démocratique.

Mesurer l’impact de la participation : 
la démocratie par la preuve

Le Laboratoire ADL entretient une méthodologie continue de suivi-évaluation des passages à l’action. Il ne s’agit pas seulement de former ou de plaider, mais de mesurer :

  • Le nombre et la qualité des dialogues initiés avec les autorités
  • Les révisions de politiques publiques obtenues
  • L’inclusion budgétaire effective des solutions communautaires
  • L’évolution de la représentation des personnes concernées dans les espaces de décision
  • Mesurer la participation, c’est mesurer la démocratie.

L’art comme langage politique

Chez ADL, l’art n’est pas un supplément. Il est le vecteur sensible du plaidoyer.

Penser sa condition : « Le travail artistique pose un scénario, altère votre perception et dérange quelque chose dans le monde » (Michelle Kuo, MoMA).

  • Se réapproprier sa narration, raconter soi-même son histoire, sortir de l’auto-stigmatisation.
  • Interpeller, susciter une empathie réelle, seule capable de déplacer les lignes politiques.
  • Inventer un monde nouveau car l’art, comme le plaidoyer, crée des utopies à rendre tangibles.

Nos productions – vidéos, podcasts, photo, théâtre, chansons – sont des preuves artistiques au service de l’action collective.

Le Laboratoire ADL est un espace de mutualisation des expertises

Il démontre que le plaidoyer n’est pas une agitation périphérique, mais une science des solutions, mesurable, transmissible et reproductible.

Il est le lieu où se forge la conviction qu’inclure les exclu·e·s n’est pas une option morale mais une condition de l’efficacité des politiques publiques.

Rien pour nous sans nous