Le plaidoyer est une compétence d’utilité publique : il exige rigueur scientifique, responsabilité morale et ancrage dans la vérité des personnes concernées.
À l’Atelier Des Luttes, nous affirmons que le plaidoyer n’est pas seulement une méthode, c’est une éthique. Il ne peut exister sans un engagement profond : écouter les plus vulnérables, documenter leurs réalités, et transformer ces réalités en décisions politiques justes.
Notre charte éthique est à la fois une boussole militante et un cadre professionnel. Elle protège ce qui est au cœur de notre action : la dignité, la participation et la vérité des personnes concernées.
Nous définissons le plaidoyer comme une expertise collective forgée dans la pratique du terrain.
Il ne s’agit pas seulement d’argumenter : il s’agit d’incarner la démocratie en permettant à celles et ceux qui vivent l’injustice de participer à la formulation et au suivi des politiques publiques.
Nos plaidoyers répondent à une double exigence :
Éthique : ne jamais parler à la place des personnes concernées, mais créer les conditions de leur expression
Scientifique : objectiver, mesurer et prouver l’impact des solutions proposées
« Rien pour nous, sans nous » n’est pas un slogan : c’est une règle de déontologie.
L’éthique ne se décrète pas, elle se vérifie dans la pratique.
Former au plaidoyer, c’est permettre de parler malgré les discriminations, de transformer la colère en stratégie et la souffrance en preuves.
Nos expert·e·s plaidoyer accompagnent ce passage difficile : convertir l’expérience brute en plaidoyer structuré, protéger les personnes exposées, et faire remonter les solutions jusqu’aux lieux de décision.
Comment continuer à sauver des vies sans l’écoute attentive des expert·e·s du terrain ?
Avec l’éthique, il devient une compétence d’utilité publique :
Notre charte est une garantie pour les associations, les autorités et les bailleurs : collaborer avec ADL, c’est s’assurer que chaque plaidoyer repose sur une déontologie claire, une méthodologie rigoureuse et une responsabilité partagée.
L’éthique, c’est la vitalité démocratique de nos plaidoyers.
Briser le silence, transformer les structures, une lutte radicalement féministe et décoloniale
À l’Atelier des Luttes, nous refusons de traiter les violences basées sur le genre comme de simples « problèmes sociaux ».
Elles sont le produit direct de structures patriarcales, coloniales et capitalistes qui fabriquent l’injustice et organisent le silence.
Notre politique de genre repose sur ce constat : aucune égalité réelle n’est possible sans déconstruire ces logiques.
Les VBG sont un système, pas une exception.
Nous travaillons avec et pour les femmes, les personnes trans, non-binaires, queer, et toutes celles et ceux dont les corps et les identités sont ciblés par la violence.
Notre approche est résolument intersectionnelle : elle relie genre, race, classe et sexualité pour montrer que les oppressions s’imbriquent — et que les luttes doivent s’imbriquer elles aussi.
Le plaidoyer que nous portons est méthodique et incarné. Il ne se contente pas de dénoncer : il organise la riposte.
Prévenir : campagnes artistiques, diffusion de nouveaux récits positifs sur les masculinités.
Protéger : partenariats avec des centres d’accueil, cliniques juridiques, services de santé mentale ; accompagnement juridique et social des survivant·e·s.
Transformer : plaidoyer institutionnel pour des lois, budgets et protocoles plus protecteurs.
Les violences s’enracinent dans des récits : récits patriarcaux qui justifient, récits médiatiques qui invisibilisent, récits familiaux qui culpabilisent.
Nous répondons par une contre-narration collective qui déplace le regard et redonne la parole, qui dit l’indicible et impose de nouvelles vérités.
Lutter contre les VBG ne signifie pas opposer femmes et hommes : cela signifie reconfigurer les rôles, déconstruire les privilèges, et promouvoir des masculinités capables d’empathie et de soin.
Former les alliés masculins est un levier essentiel : apprendre à écouter, désapprendre à dominer, oser protéger sans occuper la place.
La lutte contre les VBG est un chantier collectif où chaque voix compte.
Parce que la réponse aux violences exige des résultats concrets, notre plaidoyer féministe ne se limite pas aux intentions.
Il appelle à construire des projets avec des indicateurs clairs :